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Pédagogie Explicite - Dossiers
Écrit par Form@PEx   
Dimanche, 02 Février 2020 00:00

Dossier

Soutien au Comportement Positif

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Source : TA@l’école

Steve Bissonnette
Professeur, Département Éducation, Université TÉLUQ

Pour développer une école bienveillante : Le Soutien au Comportement Positif (SCP)

 

 

Le développement d’une école bienveillante implique la création d’un milieu de vie sécuritaire, ordonné, prévisible et positif à l’intérieur duquel l’enseignement et l’apprentissage sont favorisés. Or, l’implantation du système Soutien au Comportement Positif (SCP) dans les écoles canadiennes favorise le développement d’un tel milieu de vie.

Le système SCP, une traduction du Positive Behavioural Interventions and Supports (PBIS) appliqué dans plus de 28 000 écoles étatsuniennes, est un modèle de la réponse à l’intervention (RAI) appliqué sur le plan comportemental. Ce modèle RAI propose, à divers paliers d’interventions, un ensemble de pratiques et de stratégies éducatives afin de prévenir et de gérer efficacement les écarts de conduite des élèves (Bissonnette, Gauthier et Castonguay, 2016).

Le SCP propose trois paliers d’interventions à l’intérieur de son modèle RAI. « Chaque palier d’intervention est caractérisé par la taille du groupe auquel il s’adresse et des modalités d’intervention particulières » (Desrochers, Laplante et Brodeur, 2015, p. 294). Au premier palier, l’implantation du SCP débute par la mise en place de mesures de prévention universelles au sein de l’école et de chacune des classes. Les mesures universelles préconisées impliquent : 1. le déploiement d’interventions proactives, 2. la mise en place d’interventions correctives, 3. la prise en compte de conditions spécifiques liées à la mise en œuvre du système. L’implantation de ces différentes interventions au palier 1 du SCP est généralement suffisante pour permettre à la majorité des élèves (± 80 %) d’adopter les comportements désirés. Toutefois, un pourcentage d’élèves (± 20 %) aura besoin d’interventions des paliers 2 et 3 pour se comporter adéquatement, puisque les interventions du palier 1 se sont avérées infructueuses auprès de ces derniers. Dans les paragraphes suivants, nous décrivons les interventions du palier 1 préconisées par le SCP.

Nous reprenons ici une description du SCP que nous avons présentée dans plusieurs écrits (Bissonnette, 2015 ; Bissonnette, Bouchard, St-Georges, Gauthier & Bocquillon, 2020 ; Bissonnette et al., 2016).

Les interventions proactives

 

Quatre interventions proactives visant la prévention de comportements indésirables sont proposées par le SCP au premier palier.

 

1. Identifier des valeurs

Une équipe en gestion de comportements, nommée également comité de pilotage, est formée et celle-ci est accompagnée par un professionnel expérimenté du SCP. Cette équipe identifie quelques valeurs (exemples : respect, responsabilité, etc.) qui seront prônées par l’école auprès des élèves, des membres du personnel et des parents.

 

2. Élaborer une matrice comportementale

Toutes les valeurs choisies par l’équipe sont ensuite transformées en comportements observables et formulés positivement, et ce, pour toutes les aires de vie de l’école. Par exemple, la valeur du respect sera transformée en comportements observables et attendus dans les classes, les laboratoires, les corridors, les casiers, la cour de l’école, etc. Le travail réalisé permet d’obtenir une matrice comportementale qui devient alors le code de vie de l’école (voir figure 1). Ces comportements feront ensuite l’objet d’un enseignement systématique et explicite de la part du personnel scolaire.

 

Figure 1. Une matrice comportementale

 

 

3. Enseigner explicitement les comportements attendus

Accompagné par le professionnel du SCP, le comité de pilotage élabore des leçons destinées au personnel scolaire afin d’assurer et d’harmoniser l’enseignement explicite des comportements attendus auprès de tous les élèves. Ainsi, dans chacune des aires de vie de l’école, les élèves reçoivent un enseignement explicite (modelage, pratique guidée et pratique autonome) des comportements attendus en lien avec les différentes valeurs adoptées par l’école. Les valeurs et les comportements attendus sont affichées dans chacune des aires de vie de l’école afin de rappeler aux élèves les conduites désirées.

 

4. Élaborer un système de renforcement

Le comité de pilotage élabore un système de renforcement pour reconnaître, valoriser et encourager les élèves qui adoptent les comportements enseignés. Comme le soulignent Massé, Desbiens et Lanaris (2006), un comportement adapté qui n’est suivi d’aucun renforcement, d’aucune attention ni approbation de la part de l’enseignant a toutes les chances de ne pas se reproduire.

Malgré la réalisation des interventions proactives dans l’école, certains élèves manifesteront des écarts de conduite nécessitant le recours aux interventions correctives.

 

Les interventions correctives

 

Trois interventions correctives ayant pour but de faire cesser les comportements indésirables sont proposées par le SCP au premier palier.

 

1. Élaborer une classification de comportements

Le comité de pilotage, accompagné par le professionnel du SCP, élabore une classification des comportements problématiques observés à l’école. Les comportements observés sont classés en deux catégories : les écarts de conduite mineurs et ceux dits majeurs. Un écart de conduite mineur est un comportement qui dérange l’élève lui-même ou quelques élèves autour de lui, tandis qu’un écart de conduite majeur est un comportement qui perturbe le bon fonctionnement de la classe ou de l’espace de vie commun de l’école où se trouve l’élève. L’élève qui manifeste un écart de conduite majeur doit être retiré temporairement du lieu où il se trouve et des mesures doivent être prévues pour le prendre en charge.

 

Figure 2. Une classification des écarts de conduite

 

 

2. Identifier des interventions possibles pour la gestion des écarts de conduite

À cette classification des comportements s’ajoute un menu d’interventions et de conséquences possibles liées aux différentes problématiques comportementales énumérées. Le comité de pilotage identifie des interventions possibles pour gérer les écarts de conduite mineurs et ceux qui sont majeurs.

 

3. Créer un arbre décisionnel

À la suite de ce travail, il est maintenant possible d’élaborer un arbre décisionnel, c’est-à-dire un schéma de procédés indiquant clairement à l’ensemble du personnel de l’école « qui gère quoi ». Dans un tel schéma, les écarts de conduite mineurs sont habituellement gérés par le personnel enseignant et les surveillants, tandis que les écarts de conduite majeurs nécessitant un retrait de l’élève et une prise en charge particulière sont gérés par l’équipe de direction et les services complémentaires de l’école. Ce travail de systématisation permet, d’une part, d’harmoniser dans l’école des interventions comportementales cohérentes et efficaces.

Il importe de souligner que l’efficacité des interventions proactives et correctives du palier 1 repose essentiellement sur la prise en compte de conditions spécifiques.

 

Les conditions spécifiques liées à la mise en œuvre du système SCP

 

La prise en compte des conditions spécifiques liées à la mise en œuvre du système augmente considérablement les probabilités d’obtenir une implantation réussie des interventions du palier 1 préconisées par le SCP (Bissonnette & St-Georges, 2014). Les conditions spécifiques assurant une implantation réussie du SCP sont les suivantes :

  • L’adhésion du personnel (minimum 80 %) à l’implantation du système au sein de l’école et des classes ;
  • Le leadership de la direction d’école et sa reconnaissance formelle par le personnel scolaire ;
  • La compilation informatisée des écarts de conduite majeurs et des expulsions de classe ;
  • La création d’une équipe en gestion des comportements (comité de pilotage) assurant l’implantation du système ainsi que son monitorage et sa régulation ;
  • La tenue d’une rencontre mensuelle du comité de pilotage pour analyser les données comportementales compilées et identifier des solutions aux difficultés rencontrées ;
  • L’accompagnement de l’école par un professionnel expérimenté du SCP afin de fournir au personnel les informations et les formations requises.

Notons qu’aux interventions du palier 1 seront éventuellement ajoutées des mesures supplémentaires et complémentaires, fournies aux paliers 2 et 3, qui sont destinées aux élèves ayant des besoins particuliers pour lesquels les interventions du palier 1 se sont avérées insuffisantes.

Dès 2004, Irvin et ses collaborateurs ont présenté plusieurs études descriptives montrant des réductions du nombre d’écarts de conduite majeurs de 50 % et plus, et ce après une année d’implantation du système PBIS/SCP et de ses interventions du palier 1 dans les écoles étatsuniennes participantes. Ces études ont également montré que les résultats obtenus se maintiennent lors des années subséquentes dans ces mêmes établissements grâce à un changement de pratiques chez les intervenants et à un changement dans la culture disciplinaire de l’école. Des résultats comparables ont été obtenus dans les écoles canadiennes (Bissonnette et al., 2016).

L’implantation du système de Soutien au Comportement Positif (SCP) à la Commission scolaire des Laurentides a débuté en 2012 et son efficience a été démontrée dès la première année d’expérimentation. Quatre ans plus tard, plus de 90 % des élèves sont exposés aux effets reconnus de ce système de gestion des comportements. Pour la première cohorte d’écoles primaires exposée à ce système, nous avons observé une réduction de 53 % des sorties de classes [1] sur une période de quatre ans. Nous avons également noté une diminution de 62 % des évènements majeurs [2] ainsi qu’une diminution de 89 % des actes d’intimidation [3] pour la même période (Déry, 2016, p. VII).

 

Conclusion

 

Une école bienveillante représente un milieu de vie sécuritaire, ordonné, prévisible et positif à l’intérieur duquel l’enseignement et l’apprentissage sont favorisés. Or, le SCP, un modèle de la réponse à l’intervention comportementale, propose, et ce, à divers paliers d’interventions, un ensemble de pratiques et de stratégies éducatives afin de prévenir et de gérer efficacement les écarts de conduite des élèves contribuant ainsi au développement d’une école bienveillance. Puisse les élèves canadiens bénéficier d’un tel modèle !

 

 

Références

- Bissonnette, S. (2015). “Pour gérer efficacement les comportements en milieu scolaire : Le Soutien au Comportement Positif”. Les Cahiers de l’Actif, 472, 207-224.

- Bissonnette, S., Bouchard, C., St-Georges, N., Gauthier, C. & Bocquillon, M. (2020). “Un modèle de réponse à l’intervention (RAI) comportementale : Le Soutien au Comportement Positif (SCP)”. Enfance en difficulté, accepté pour publication.

- Bissonnette, S., Gauthier, C., & Castonguay, M. (2016). L’enseignement explicite des comportements. Pour une gestion efficace des élèves en classe et dans l'école. Montréal, Canada : Chenelière Éducation.

- Desrochers, A., Laplante, L. & Brodeur, M. (2015). Le modèle de réponse à l’intervention et la prévention des difficultés d’apprentissage de la lecture au préscolaire et au primaire. Perspectives actuelles sur l’apprentissage de la lecture et de l’écriture/Contributions about learning to read and write - Actes du Symposium international sur la littéracie à l’école/International Symposium for Educational Literacy (SILE/ISEL) 2015 : Les Éditions de l’université de Sherbrooke.

- Déry, A. (2016). Préface. Dans S. Bissonnette, C. Gauthier et M. Castonguay, L’enseignement explicite des comportements. Pour une gestion efficace des comportements en classe et dans l’école, p. VII. Montréal : Chenelière Éducation.

- Irvin, L. K., Tobin, T., Sprague, J., Sugai, G., & Vincent, C. (2004). “Validity of office discipline referral measures as indices of school-wide behavioral status and effects of school-wide behavioral interventions”. Journal of Positive Behavioral Interventions 6, 131-147.

 

 


[1] . Conséquence donnée à un élève qui par son comportement dérange le bon fonctionnement de la classe en empêchant l’enseignant d’enseigner. Cette conséquence se traduit par retrait de son milieu d’apprentissage (classe) pour une période déterminée.

[2] . Tout comportement qui est dangereux pour l’élève ou les autres, qui est illégal ou qui perturbe le bon fonctionnement de l’école.

[3] . Tout comportement, parole, acte ou geste délibéré ou non, à caractère répétitif, exprimé directement ou indirectement, y compris dans le cyberespace, dans un contexte caractérisé par l’inégalité des rapports de force entre les personnes concernées, ayant pour effet d’engendrer des sentiments de détresse et de léser, blesser, opprimer ou ostraciser.

 

 

 

 


 

 

 

Steve Bissonnette
Professeur Département Éducation
Université TELUQ

Pour assurer une école bienveillante : le Soutien au Comportement Positif (SCP)

CRIFPE, Vivre le Primaire, pp 41-43
Hiver 2017
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Le Gouvernement du Québec adoptait, le 12 juin 2012, une loi visant la prévention et la lutte à l’intimidation et à la violence à l’intérieur des écoles. Après ce combat à l’intimidation et à la violence, il est temps « de faire un pas de plus sur cette question en visant des écoles bienveillantes » (Beaumont cité dans Cloutier, 2017). Cette approche est d’ailleurs préconisée dans le plan d’action 2015-2018 Ensemble contre l’intimidation du ministère de la Famille du Québec. Or, le développement d’une école bienveillante implique la création d’un milieu de vie sécuritaire, ordonné, prévisible et positif à l’intérieur duquel l’enseignement et l’apprentissage sont favorisés. L’implantation du système Soutien au Comportement Positif (SCP) dans les écoles favorise le développement d’un tel milieu de vie.

 

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Steve Bissonnette

Pour gérer efficacement les comportements en milieu scolaire
Le Soutien au Comportement Positif

Les Cahiers de l’Actif, n° 472/473, pp 207-224
2015

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Dans notre société actuelle, le diplôme d’études secondaires constitue un minimum requis pour bénéficier des outils de développement, de formation et de spécialisation dont tout citoyen aura besoin sa vie durant. Au Canada, 20 % des jeunes de 15 à 19 ans ne fréquentent plus l’école, bien plus que les 15 % enregistrés dans les autres pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), révèle Statistique Canada (2010). Ainsi, malgré tous les efforts déployés et toutes les ressources consacrées au soutien à la persévérance scolaire, le système éducatif québécois échappe, bon an mal an, presque un jeune sur cinq (Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport [MELS], 2012). Or, ce sont les élèves ayant des troubles du comportement qui représentent la clientèle la plus susceptible de quitter l’école sans un diplôme d’études secondaires (MELS, 2006).

Par conséquent, il devient essentiel d’implanter des systèmes d’intervention, fondés sur des données probantes, favorisant la prévention des difficultés de comportement. Un examen attentif des différents systèmes de prévention des difficultés comportementales réalisé par Lapointe et Freiberg (2006) permet de constater que le système Positive Behavioural Interventions and Supports (PBIS), appliqué actuellement dans plus de 22 000 écoles primaires et secondaires étatsuniennes (Office of Special Education Programs on Positive Behavioral Interventions and Supports, 2015), est fondé sur des données probantes. En effet, plus d’une soixantaine d’études ont été publiées au sujet de ce système au cours des 15 dernières années, dont deux méta-analyses (Marquis et al., 2000 ; Solomon et al., 2012) qui ont démontré les effets positifs du système tant sur le plan comportemental que sur le plan du rendement scolaire.

Notre groupe de recherche a participé à la traduction du PBIS désigné en français sous le titre de Soutien au comportement positif (SCP) et à son implantation dans une quarantaine d’écoles québécoises. Cet article présente le SCP, les conditions requises pour assurer une implantation réussie ainsi que les interventions préventives et correctives préconisées par ce système de gestion des comportements. Les effets du SCP sont également montrés.

 

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Steve Bissonnette, Carl Bouchard et Normand St-Georges

Soutien au Comportement Positif (SCP) : un système efficace pour la prévention des difficultés comportementales

Formation et Profession, 12.2011, p 16-19

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Malgré tous les efforts consacrés au soutien à la persévérance scolaire depuis plus de 20 ans, notre système d’éducation laisse échapper, bon an mal an, presque un jeune sur trois. Afin de hausser le plus rapidement possible le taux d’obtention du diplôme d’études secondaires, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) a présenté en 2009 une stratégie d’action intitulée « L’école, j’y tiens! ». Parmi les pistes d’action proposées, le MELS recommande d’intervenir prioritairement auprès de ceux dont les probabilités d’abandonner l’école sont élevées, soit les élèves en difficulté ayant accumulé des retards scolaires. Parmi ces élèves, ce sont ceux ayant des troubles du comportement qui persévèrent le moins (MELS, 2006). Puisque les retards scolaires des élèves ayant des troubles comportementaux semblent avoir un impact important sur le décrochage au niveau secondaire, il devient alors essentiel de privilégier des interventions efficaces dans la scolarité de ces élèves. Un examen attentif des différents systèmes de prévention des difficultés comportementales nous a permis d’en distinguer un fondé sur des données probantes. Il s’agit du système Positive Behavioral Interventions and Supports (PBIS). Une quarantaine d’études, publiées depuis le milieu des années 90, ont été réalisées sur le système PBIS qui est appliqué actuellement dans plus de 14 300 écoles élémentaires et secondaires étatsuniennes (Technical Assistance Center on Positive Behavioral Interventions and Supports, 2011). Notre groupe de recherche a participé à la traduction du système appelé en français Soutien au comportement positif (SCP) en collaboration avec les équipes d’entraîneurs SCP des trois conseils scolaires de langue française de l’est ontarien. Nous avons également participé à son implantation dans plus de 50 écoles franco-ontariennes et dans 8 écoles québécoises.

 

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Steve Bissonnette, Carl Bouchard et Normand St-Georges

Prévenir les difficultés comportementales :
le Soutien au Comportement Positif

Vivre le Primaire, AQEP, volume 24, n° 4, automne 2011, p 52-54

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Malgré tous les efforts déployés au soutien à la persévérance scolaire depuis plus de 20 ans, notre système d'éducation échappe, bon an mal an, presque un jeune sur trois. Parmi les élèves qui quittent l'école sans diplôme, ce sont ceux ayant des troubles du comportement qui persévèrent le moins (MELS, 2006). Il devient alors essentiel de privilégier des interventions efficaces dans la scolarité de ces élèves. Un examen attentif des différents systèmes de prévention des difficultés comportementales nous a permis d'en identifier un fondé sur des données probantes. Il s'agit du système Positive Behavioral Interventions and Supports (PBIS). Notre groupe de recherche a traduit le système en français sous le nom Le Soutien au Comportement Positif (SCP) et nous avons participé à son implantation dans une cinquantaine d'écoles de la région d'Ottawa et dans huit écoles québécoises. Cet article présente le système SCP et ses différentes composantes.

 

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Stéphane Martineau, Clermont Gauthier, Jean-François Desbiens

La gestion de classe au cœur de l'effet enseignant

Revue des sciences de l'éducation, Vol. XXV, n° 3, 1999, pp 467-496

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Résumé - Les auteurs analysent les résultats d'une quarantaine de synthèses de recherches anglo-saxonnes conduites principalement dans les écoles primaires et secondaires. Il en ressort que la documentation scientifique contemporaine en enseignement accorde une importance très grande à la compétence en gestion de la classe comme variable susceptible de favoriser l'apprentissage des élèves. À la lecture de ces travaux, il apparaît que l'apprentissage des élèves ne peut plus être abordé en relation aux seules dimensions didactiques et qu'en conséquence, la gestion de classe semble de plus en plus au cœur de “l'effet enseignant”.

 

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